LE PROJET

MAT(T)ISSE EN UN COUP D’ŒIL 

Le projet MAT(T)ISSE propose de créer une nouvelle bioprothèse, dispositif médical implantable de classe 3, qui a pour but d’aider l’organisme à restaurer des régions lésées suite à des interventions chirurgicales curatives. Cette restauration des tissus se fait grâce au prélèvement autologue de cellules graisseuses (tissus adipeux) réimplantées sur une structure textile de type dentelle synthétique et résorbable. La structure textile a un rôle de maintien, d’aide à la multiplication des cellules graisseuses implantées et de revascularisation. Elle est couplée à une coque 3D biorésorbable et personnalisée qui délimite le volume à reconstruire.

A terme, le support résorbable disparaîtra et la patiente retrouvera la forme d’une poitrine grâce au développement de ses propres cellules.

 

Date de démarrage : 01/01/2018
Date de fin : 31/12/2022
Budget total : 3 093 067 €

OBJECTIFS

Pour pallier les inconvénients des deux méthodes, nous proposons le développement d’une nouvelle prothèse biorésorbable personnalisée qui profite des avantages des deux techniques. A l’instar de la méthode de lipofilling, elle est fondée sur le prélèvement et l’injection de tissus autologues adipeux, mais est couplée à un implant résorbable permettant de reconstituer le volume désiré en une seule opération. Cet implant est constitué d’un support de croissance des cellules (dentelle) constituée de multifilaments biorésorbables ainsi que d’une coque imprimée 3D constituée de ce même matériau biorésorbable. L’utilisation de techniques de fabrication additives permet, à partir d’images IRM ou de scans, de concevoir une coque adaptée à la morphologie de la poitrine de la patiente, à implanter lors de la chirurgie reconstructive.

Les cellules adipeuses prélevées sur la patiente sont positionnées sur le support textile qui va guider la reconstruction pendant 6 à 8 semaines. Dès que le volume de la coque est comblé, celle-ci et le textile se résorbent pour laisser place à une poitrine naturelle complètement reconstruite.

L’objectif poursuivi par le partenariat est de permettre la reconstruction mammaire après mastectomie pour un nombre plus important de patientes. Les avantages de la technique proposée sont multiples : disparition de l’implant, prélèvement autologue, personnalisation de la reconstruction, acte chirurgical unique et diminution des coûts financiers et sanitaires pour les patientes opérées.

LE DÉFI DE MAT(T)ISSE

L’Europe fait partie des régions du monde les plus touchées par le cancer du sein. En Europe, une femme sur 8 est touchée par le cancer du sein.

L’opération curative la plus couramment pratiquée est la mastectomie qui concerne 73% des patientes diagnostiquées. C’est une opération lourde de conséquences pour la patiente, avec, entre autres, une perte de l’estime de soi, des difficultés sexuelles et un deuil de son ancien corps.
Aujourd’hui, seules 20% des femmes bénéficient d’une reconstruction mammaire, pour laquelle trois principales techniques existent : la pose de prothèses mammaires en silicone, le transfert autologue de tissus vascularisés de voisinage ou plus distant (lambeaux pédiculés ou libres cutanés et/ou graisseux) et le transfert autologue de tissus graisseux non vascularisés (lipofilling).

Ces deux techniques présentent des inconvénients comme les prothèses en silicone qui constituent des éléments étrangers au corps et ne sont pas dénuées de risques.
Ainsi, la Belgique comme la France ont recommandé le retrait des prothèses PIP suite au scandale de 2010.

Ces techniques ne répondent donc pas aux exigences et aux besoins des professionnels de santé et des patientes qui cherchent des solutions alternatives.

Le défi de MAT(T)ISSE est de concevoir une solution capable de se résorber après avoir favorisé le comblement du volume par les cellules de la patiente, sans toxicité pour l’organisme.
Pour réaliser cette solution, nous avons allié nos compétences de chercheurs, médecins et ingénieurs de part et d’autre de la frontière franco-belge.
Materia Nova (Mons) est spécialiste du développement de nouveaux matériaux, l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles (Roubaix) apporte son expertise pour développer des fils de qualité industrielle, l’Université de Mons est experte en mécanique cellulaire et dans les interfaces entre cellules et matériaux, le SIRRIS mobilise ses compétences en modélisation et le CHU de Lille réalise les premiers tests précliniques et coordonne ce projet. Uptex et Eurasanté assurent la dissémination de ce projet auprès des entreprises de la région, n’hésitez pas à les contacter !

STRATÉGIE ET ACTIONS

Pour atteindre cet objectif, le projet MAT(T)ISSE s’organise autour de 4 actions principales :
1) La définition de protocoles et screening des biomatériaux résorbables.
2) Le développement de nouveaux biomatériaux, que ce soit des polymères résorbables et biocompatibles, les fils et les dentelles mais également les coques imprimées en 3D à partir de ces biomatériaux.
3) La validation chirurgicale par le CHU de Lille de différents sous-produits de la prothèse par des protocoles de tests précliniques et des tests biologiques.
4) La modélisation du dispositif médical MAT(T)ISSE pour fournir des solutions de personnalisation des prothèses 3D.

Le projet MAT(T)ISSE se concentre sur l’application mammaire, mais les partenaires envisagent également d’autres applications futures pour les implants de reconstruction (chirurgie thérapeutique et esthétique) car le modèle développé dans le projet pourra être transposé à d’autres parties du corps (visage, fesses…).

LES AVANCÉES DU PROJET

TECHNOLOGIE

Le projet MAT(T)ISSE propose une nouvelle bioprothèse, dispositif médical implantable de classe 3, qui a pour but d’aider l’organisme à restaurer par lui-même, des régions lésées suite à des interventions chirurgicales curatives. Cette réparation des tissus se fait grâce au prélèvement autologue de cellules graisseuses sur/dans une structure textile de type dentelle synthétique et résorbable.

Elle est également couplée à une coque 3D biorésorbable et personnalisée qui délimite le volume à reconstruire.

RECHERCHE

Le consortium MAT(T)ISSE développe de nouveaux matériaux biorésorbables et bio compatibles, la transformation de ces matériaux en fils, dentelles ou encore objets implantables 3D personnalisés pour ensuite valider leur intérêt biologique et médical au travers de protocoles d’implantations.

RÉSEAU

Les partenaires du projet portent une attention toute particulière à communiquer les résultats du projet au grand public et surtout aux patientes et associations de patientes afin de recueillir leurs besoins et leurs remarques sur ces futurs prothèses mammaires.

LES DERNIÈRES ACTUS DE MAT(T)ISSE

MF pour MATTISSE

26 JUIN 2019 : PRÉSENCE DU PROJET MAT(T)ISSE SUR MEDFIT

Les partenaires du projet MAT(T)ISSE seront présent à MedFIT, l’évènement européen dédié à l’innovation partenariale dans le secteur des technologies médicales, du diagnostic et du digital, le 26 juin 2019.

Venez les rencontrer autour d’un workshop sur la thématique des implants !

Lancement MATTISSE

18 AVRIL 2019 : LANCEMENT DU PROJET MAT(T)ISSE

Participez au lancement du projet MAT(T)ISSE, moment d’échanges sur la thématique des implants et sur le projet en lui-même le 18 avril 2019 de 17h30 à 20h30 à l’Institut Coeur Poumon de Lille, salle de conférence n°1 – 4ème étage.

Programme prévisionnel :

  • La Femme augmentée ? | Pierre Guerreschi – CHU de Lille
  • Présentation du projet MAT(T)ISSE | Pierre-Marie Danzé – CHU de Lille

*L’inscription est gratuite mais obligatoire

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DU 23 AU 28 SEPTEMBRE 2018 : LE PROJET MAT(T)ISSE AUX JOURNÉES D’ÉTUDES DES POLYMÈRES

Vivien Barral, doctorant à l’ENSAIT, présentait ses travaux de recherche dans le cadre du projet transfrontalier Interreg France Wallonie Flandre aux 46èmes journées d’études des polymères à Gif-sur-Yvette. C’était l’occasion de présenter des résultats d’étude de mélanges de polymères dans l’optique de la réalisation du fil résorbable (filabilité, morphologie des mélanges)

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COMITÉ DE LANCEMENT DE MAT(T)ISSE

Le 16 avril 2018, les partenaires du projet MAT(T)ISSE ont officiellement lancé le projet MAT(T)ISSE pour une durée de 4 ans. Le Centre Hospitalier Universitaire de Lille, chef de file du projet, les a accueillis à l’Institut Cœur Poumon de Lille pour présenter à tous l’ambition du projet et le rôle de chacun des partenaires. L’équipe technique de l’Interreg France-Wallonie-Flandres également présent a pu à cette occasion rencontré tous les partenaires et leur expliquer les règles et procédures de ce programme transfrontalier.

PARTENAIRES

Pour relever ce défi, cette coopération transfrontalière de qualité rassemble des partenaires reconnus internationalement et complémentaires pour leurs domaines :

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CONTACT

LEAD PARTNER :

Centre Hospitalier Universitaire de Lille
Responsable du projet : Pierre-Marie Danzé

Chargée du projet : Françoise Léal


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